4 techniques de créativité pour générer des idées

L’innovation est un facteur clé de réussite en entreprise, c’est un principe connu et reconnu… Par contre c’est est aussi un levier de motivation auprès des collaborateurs qui se sentent plus impliqués dans la stratégie de l’entreprise.
Découvrez 4 techniques de créativité pour trouver des solutions tout en améliorant le niveau d’implication de vos collègues !

brainstorming_bbdo1. Technique du brainstorming d’Alex Osborn : Recherche créative de solutions en réunion

C’est une technique qui permet de trouver un maximum de solutions en un minimum de temps grâce à la technique du jugement différé. Le jugement différé consiste à énoncer un grand nombre d’idées, et de les évaluer seulement dans un second temps. Son avantage est qu’elle permet de préserver le flux des idées, et qu’elle évite de détruire systématiquement les idées des autres.

C’est une démarche en deux temps :

Premier temps : la pensée divergente ou la pensée créative

C’est une étape d’ouverture aux idées. Cela permet entre autres de :
Laisser la place à l’imagination en différant la critique
Prendre le moins de temps possible, grâce à la spontanéité
Produire un maximum d’idées dans un minimum de temps
Démultiplier le pouvoir d’association d’idées des participants
Améliorer les idées émises, en rebondissant sur les idées des autres
Cumuler plus d’idées pour avoir plus d’alternatives

Deuxième temps : la pensée convergente ou pensée critique

C’est une étape de sélection des idées, qui permet de :
Trouver les idées susceptibles de fournir les meilleures solutions
Prendre plus de temps pour transformer les idées en solutions
Fournir des solutions qui sont à la fois nouvelles, réalistes, réalisables et perfectibles, et qui répondent aux besoins et aux exigences de la situation donnée

tony_about_map2. Technique associative : le Mind Mapping de Tony Buzan

Des synonymes de Mind Map sont topogramme, schéma heuristique ou encore carte mentale. C’est un outil très efficace pour extraire et mémoriser les informations. C’est une méthode créative et logique, pour la prise de notes et pour consigner les idées. Le principe consiste à cartographier ses idées.
Pour faire une analogie qui facilitera votre compréhension de ce concept, on peut rapprocher une Mind Map d’un plan de ville. Le centre ville représente le sujet principal. Les artères partant du centre ville représentent les principales idées. Les artères secondaires représentent les idées secondaires, etc. Les images ou les formes représentent les points revêtant un intérêt particulier.

Voici les 5 caractéristiques principales d’une Mind Map :
Le sujet ou le thème est symbolisé par une image centrale
Les idées ou les rubriques principales sont autour de l’image principale, sous forme de branches
Chaque branche est accompagnée d’une image-clé dessinée, ou d’une idée-clé écrite le long de la branche.
Les idées périphériques sont représentées par des rameaux de la branche connexe
L’ensemble des branches forment un arbre, dont les nœuds sont reliés les uns aux autres.

L’utilisation du Mind Mapping en entreprise :

C’est une technique qui s’est imposée comme très efficace dans la conduite de réunions de brainstorming et dans la collaboration. La visualisation des concepts et des connexions mises en évidence dans une mind map facilite le suivi de l’argumentation par les intervenants, ce qui augmente la pertinence de leurs contributions. C’est souvent une alternative aux présentations linéaires traditionnelles (PowerPoint, tableaux de conférence…).

Chuck Frey, un expert en Mind Mapping, a réalisé une expérience qui démontre que les utilisateurs de cette technique dans leur cadre professionnel réalisent des gains de productivité de d’environ 25%. C’est une technique principalement utilisée en gestion de projets, mais très utile également dans les cadres suivants, entre autres :
Assurer l’efficacité des réunions
Gérer les connaissances globales de l’entreprise
Optimiser la gestion de projets
Améliorer la contribution et la collaboration…

Ces améliorations permettent à chacun de contribuer plus utilement aux débats et d’accomplir les tâches avec plus d’efficacité et donc d’être plus performant.

6_chapeaux3. Technique analogique : les 6 chapeaux de la réflexion d’Edward de Bono

C’est une technique inventée en 1984. Elle peut être appliquée individuellement ou en groupe. On constate tous que les réunions de travail de groupe sont souvent frustrantes et peu efficaces. Cette technique permet d’éviter ce travers en évitant notamment la censure et la critique de nouvelles idées.

La méthode consiste à « synchroniser » chaque participant d’une même réunion sur le même mode de pensée. Six modes de pensée ont été identifiés, chacun symbolisé par un chapeau de couleur différente.

Le chapeau blanc représente la neutralité. L’objectif est d’énoncer des faits, des chiffres. On est dans le minimalisme.
Le chapeau jaune représente la critique positive. L’objectif est de faire des commentaires constructifs, positifs. On peut évoquer ses rêves, et rebondir sur les idées des autres pour les mettre en action. On est dans une démarche optimiste.
Le chapeau rouge représente la critique émotionnelle. On exprime son avis, ses sentiments, ses intuitions. On n’a pas ici à se justifier.
Le chapeau vert représente la créativité. L’objectif est de trouver de nouvelles idées, des solutions de rechange, de sortir des sentiers battus
Le chapeau bleu représente l’organisation. C’est l’animateur de la réunion qui canalise les idées et favorise les échanges entre les chapeaux.

Un avantage de cette technique est qu’elle incite l’ensemble des participants à regarder dans une même direction à chaque chapeau, favorisant ainsi l’échange et la communication. L’énergie de groupe créatrice permet de différer la critique immédiate et permet aux nouvelles idées de voir le jour.

1246610374. La technique SCAMPER ou SCAMMPERR : technique du concassage de Alex Oborn et Bob Elberne

Cette technique permet d’examiner une idée, un produit, un évènement, un problème… sous différents angles, grâce à l’application systématique de questions facilitantes (grâce aux opérateurs), en suivant l’ordre de l’acronyme SCAMMPERR. En utilisant ces opérateurs de façon systématique on arrive à générer de nouvelles solutions.
L’acronyme est relativement facile à retenir. Chaque lettre représente une opération à faire subir à l’idée, au problème, au produit… qui nous intéresse. Voici la signification de chacune des lettres (les opérateurs) :
S : substituer
C : comparer
A : adapter
M : magnifier
M : modifier
P : produire
E : éliminer
R : réorganiser
R : renverser

Etapes du processus SCAMMPERR :

Etablissez le sujet auquel vous voulez réfléchir : par exemple : le journal interne à votre entreprise
Formulez, par exemple, l’objet de votre recherche en ces termes : Comment améliorer mon journal interne ?
Utilisez ensuite l’ensemble des opérateurs SCAMMPERR ou approfondissez en utilisant un opérateur en particulier

Par exemple :

S – substituer : mettre un élément à la place d’un autre.
Par exemple : qu’est-ce qui pourrait remplacer le journal interne ? Si je mets un journal en place, quel outil existant peut-il remplacer ? Est-ce que je peux l’utiliser autrement ?
C – combiner : fusionner deux concepts.
Par exemple : pourrions-nous fusionner les informations disponibles dans le journal interne et celles envoyées par mail aux salariés ?
A – adapter : placer son concept dans un autre contexte.
Par exemple : y a-t-il eu quelque chose de semblable dans le passé ? Que pourrais-je copier ?
M – magnifier : magnifier, grandir, grossir, agrandir ou étendre ?
Par exemple : que peut-on ajouter ? Des articles supplémentaires ? Plus de temps pour rédiger les articles plus qualitatifs ?
M – modifier : changer la forme, la signification, la couleur…
Par exemple : peut-on changer le titre ? La ligne éditoriale ? Passer à une version en ligne ?
P – produire ou trouver un autre usage.
Par exemple : peut-on utiliser le journal interne diffusé au siège également auprès de la force de vente ? Peut-on employer une partie du contenu et le recycler à destination de nos clients ou de nos fournisseurs ?
E- Eliminer ou épurer : qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ?
Par exemple : a-t-on besoin d’autant de pages ? tous les types de sujets abordés sont-ils pertinents ? doit-on garder une fréquence aussi élevée ?
R- réorganiser : d’autres dispositions ?
Par exemple : D’autres rubriques ? Un ordre différent ?
R – renverser (inverser) : inverser le négatif et le positif ou tromper les attentes ?
Par exemple : puis-je retourner cela? Mettre le haut en bas? Changer les séquences ?

C’est une technique qui vous permettra de trouver de nombreuses idées, des manières différentes de les conjuguer ou d’améliorer ce sur quoi vous travaillez. Cela vous offrira l’opportunité de réfléchir de façon inhabituelle en sortant de votre zone de confort.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *