5 clés pour bien manager vos équipes

Selon une étude de Comundi, plus de 40% des salariés français estiment que leur manager direct n’est pas un bon manager. Incapable de prendre des décisions claires et de communiquer efficacement, pas assez reconnaissant et confiant face au travail de ses équipes, le manager d’aujourd’hui semble, et d’autant plus depuis la crise, perdre en crédibilité et en efficacité aux yeux de ses collaborateurs.

Parce qu’être un bon manager ne s’improvise pas, voici 5 clés qui vous aideront à y voir plus clair pour remotiver vos équipes et vous sentir plus à l’aise dans votre fonction !

 

Les 5 clés pour savoir manager :

 

1. Définissez des objectifs clairs :

objectifs

Vous avez pour habitude de ralentir face au manque de visibilité et au brouillard ? Il en est de même en entreprise. Moins les objectifs seront clairs, moins vos collaborateurs seront motivés. Le fait de ne pas connaitre son rôle, de se sentir inutile, de ne pas connaitre ses objectifs, mais aussi les valeurs et les projets de l’entreprise, conduit forcément les employés à prendre de la distance et donc à moins s’impliquer dans l’entreprise et dans leur travail.

Définissez donc des objectifs clairs pour votre équipe, à la fois atteignables et challengeants, afin qu’ils puissent les réaliser de manière sereine, sans sentiment de frustration (en cas d’objectif trop simple) ou de démotivation (objectif trop compliqué).

 

2. Adaptez votre attitude managériale en fonction de vos collaborateurs :

En effet, tous les collaborateurs n’ont pas le même rapport au travail et à l’humain, et ont donc besoin d’un management adapté à leur personnalité. Vous devez alors faire en sorte d’adopter une attitude efficace en fonction de chacun d’entre eux. Jecommunique.com met en avant 4 grandes attitudes managériales :

  • Face à une personne compétente, motivée et confiante : le manager délégatif. En effet, une personne sûre d’elle et capable de travailler en autonomie sera démotivée par un management trop directif. Consultez le point numéro 5 afin d’apprendre à déléguer de manière efficace.
  • managerFace à un salarié compétent mais manquant de confiance en lui : le manager encourageant. Face à ce type de personnalité, il est très important d’établir une relation de confiance favorisant le dialogue. Dans le cas contraire, votre collaborateur sera gagné par le stress et la peur d’échouer et risquera alors de fuir face aux missions qui lui seront affectées.
  • Face à un salarié peu compétent mais motivé : le manager encadrant. Il sera nécessaire de faire preuve d’un encadrement important permettant l’augmentation des compétences afin que votre collaborateur ne soit pas bloqué parce qu’il / elle ne sait pas (encore) comment effectuer une tâche.
  • Face à un salarié à la fois peu compétent et peu motivé : le manager directif. Votre rôle sera alors de dire ce qui doit être fait et comment l’effectuer, en donnant des objectifs clairs, précis, et surtout atteignables. Pour chaque mission, vous devrez faire en sorte que votre collaborateur entende clairement quel est son rôle, et quel est son impact sur l’équipe, afin d’accroitre peu à peu son implication, en même temps que ses compétences.

 

3. Favorisez la créativité et l’échange d’idées :


CréatifNe soyez pas trop prompt à rejeter les idées nouvelles. Chaque employé a un point de vue qui lui est propre, et bien que toutes les suggestions ne soient pas réalisables, chacune d’elle doit être examinée avec attention. En effet, les idées reflètent les expériences personnelles de vos collaborateurs, et par conséquent, représentent une partie de la culture de votre entreprise. Faites donc en sorte de reconnaître les contributions de chacun et de valoriser les idées novatrices à tout moment.

Si toutes les idées avancées par vos collaborateurs ne seront pas forcément mises en action par la suite, il reste nécessaire de les laisser s’exprimer au maximum. En effet, travailler ensemble à proposer des solutions face aux problèmes clés que peut rencontrer votre équipe ou l’entreprise, favorisera la créativité de chacun et pourra vous permettre de trouver des solutions novatrices et intéressantes. En résumé, donnez à vos collaborateurs le sentiment que leur voix compte.

 

4. Elaborez une relation de confiance :

ecouterSelon une étude IFOP, plus de 50% des salariés ont le sentiment que leur entreprise ne se préoccupe pas de leur bien être et 21% estiment qu’avoir un manager plus disponible et à l’écoute constitue un des trois facteurs principaux du bien-être au travail.

Vos collaborateurs doivent sentir que vous croyez en eux et leur faites confiance. Il est nécessaire que vous permettiez à votre équipe de venir échanger avec vous sur leurs préoccupations, leurs idées, … afin que vous puissiez les accompagner dans la progression de leurs compétences. Communiquez toujours de manière positive envers vos collaborateurs, en valorisant les réussites, et en restant positif face aux difficultés, ce qui aura pour effet de motiver chacun d’entre eux et de créer une relation plus sereine entre vous et votre équipe.

 

5. Apprenez à déléguer :

Les vertus de la délégation sont aujourd’hui prouvées : amélioration de la créativité, des compétences, du niveau d’autonomie des collaborateurs, permettant par la même occasion au manager de se recentrer sur ses propres missions. Cependant, savoir déléguer reste un exercice difficile… Voici donc les 5 règles en or établies par livemanagement.fr pour apprendre à déléguer de manière efficace :

  • Identifiez le potentiel : quel niveau de compétence nécessite la tâche que vous vous apprêtez à déléguer ? Votre collaborateurs devra t’il présenté ses résultats à l’oral ? Est-il à l’aise pour cela ?… Sachez donc déléguer de manière juste en ciblant la personne adéquate pour chaque tâche. Cela évitera les sentiments de frustration et de découragement face à une tâche jugée trop facile ou trop difficile.
  • Soyez clair dans votre demande : Quels résultats attendez-vous ? Quel est le délai de réalisation ?… Définissez donc des règles précises et expliquez la mission de façon claire dès le départ sans oublier de faire preuve d’empathie et de prendre en compte le fait que la personne à qui vous parlez ne possède pas les mêmes informations que vous.
  • Restez ouvert : gardez votre porte ouverte et faites en sorte que votre collaborateur puisse s’adresser à vous en cas de besoin.
  • Etablissez des points de contrôle : Contrôlez l’avancée du projet et le respect des délais. Attention, le contrôle n’est pas incompatible avec la confiance, il est important que vous restiez impliqué dans le projet et que vous établissiez des points de contrôle si votre collaborateur n’a pas l’habitude de vous solliciter par timidité ou par orgueil.
  • Organisez un feedback : Lorsque la mission a été menée à terme, procédez à une relecture : a t’on respecté le délai ? Si non pour quelle raison ? Quelles difficultés ont été rencontrées ? Quels conseils pourriez vous donner à votre collaborateur pour s’améliorer ? Avant tout, restez positif et faites en sorte de tenir votre collaborateur informé de la suite des évènements, afin qu’il comprenne l’objectif de sa mission et son utilité, pour se sentir plus impliqué et valorisé.

Découvrez la conférence de Daniel Pink, diffusée sur Ted.com, qui distingue les facteurs de motivations intrinsèques et extrinsèques en insistant fortement sur l’impact du triptyque “Autonomie, Maitrise et Objectif” face à la théorie de la carotte et du bâton :

 

Avez-vous déjà appliqué ces techniques pour améliorer l’implication de vos collaborateurs ? Est-ce que l’une ou plusieurs de ces techniques a (ont) fonctionné ? Quelque chose d’essentiel pour devenir un bon manager vous semble avoir été oublié ?

Réagissez et partagez vos expériences dans la zone de commentaires ci-dessous.

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